Compagnie aime l'air

@Clara Mourigeau
Depuis les premiers accords jusqu'à aujourd'hui, Philippe Sellam a été un compagnon fidèle du groupe MegaOctet. Dans cette interview, il nous raconte l’histoire de cette relation unique, entre complicité musicale et amitié profonde. À travers ses 30 ans d'aventure commune, Philippe nous dévoile les secrets de cette longévité et de la joie palpable que l’on ressent dans chaque projet du groupe. Un témoignage authentique de celui qui a vécu de l’intérieur l’évolution et la réussite de Mega.

Quand et comment as-tu rencontré Andy pour la première fois ?

Philippe Sellam : Je jouais dans un quartet appelé Elan, et le leader du groupe avait eu la bonne idée d’inviter Andy pour un concert. Le courant est immédiatement passé entre nous.

Le MegaOctet est une affaire qui dure depuis 1989, comme rarement : quel est le secret de cette longévité et de la joie d'être ensemble que l'on sent à l'écoute de tous les disques ?

PS : Outre les qualités musicales de chacun, l’humain joue un rôle très important dans l’envie de partager des moments de musique et de vie. Andy sait choisir les bonnes personnes qui sont dans cet état d’esprit. Il sait mettre en avant chacun de nous à tour de rôle et nous faire sentir bien dans son univers. Se sentir bien ensemble crée des liens qui sont devenus de l’amitié et un plaisir de se retrouver à chaque fois.

C’est quel genre de chef de bande, Andy ?

PS : Andy est assez souple et à l’écoute des suggestions. Il peut être prêt à essayer les propositions, mais il sait trancher au bon moment afin d’éviter les dérives et les pertes de temps.

On présente souvent le MegaOctet comme un "laboratoire des plus belles audaces" : comme musicien, comment as-tu traversé ces 30 ans de répertoire ? Quels sentiments cela a-t-il provoqués ?

PS : Après toutes ces années au sein du groupe, je me suis aperçu que le MegaOctet est devenu une référence pour de nombreux musiciens, y compris pour de jeunes musiciens. Une référence d’audace, de créativité et de rigueur. C’est bien sûr une fierté pour moi de faire partie de cette aventure.

Y a-t-il, dans ces 30 années, un répertoire ou un projet qui t'a particulièrement touché ou marqué ?

PS : Un groupe a régulièrement besoin de se renouveler avec de nouvelles compositions afin d’éviter la routine. Chaque nouveau répertoire est un nouveau challenge : comment faire sonner « MegaOctet » avec de nouveaux morceaux ? Comment chacun de nous va-t-il trouver son espace ? Je suis fier de ce que nous avons accompli, mais je ne suis pas dans la nostalgie. J’aime plutôt aller de l’avant

Quelques souvenirs ou anecdotes ?

PS : Le tout premier concert, évidemment, à Sceaux, si je ne me trompe pas. Une grosse pression, nous étions attendus mais il ne fallait pas décevoir. Et bien sûr, tous ces magnifiques voyages ensemble et les nombreuses tranches de rigolade.

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